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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 14:37

Ce midi sur la moto-taxi conduite par le fils de mon cher ami Phirum, entre la légendaire rue 19 de Phnom Penh et la route de Chroy Changvar*, un orage lourd et noir nous suivait.

L'air, contrairement aux 5 précédents mois, n'était pas brûlant.

Presque frais!

Et puis en traversant le pont au dessus du Tonlé Sap, il y eu cette odeur. Cette odeur de pluie qui arrive. Les gouttes sont tombées. Les gens nous croisant étaient trempés.

Par chance nous sommes arrivés au bureau avant ou...après l'averse? Difficile de savoir en cette période de premières pluies, ce qui se joue au dessus de nous...

16 Juin 2015.

Une nouvelle saison commence.

Et une autre journée qui se termine ici au Cambodge, avec toujours le même (grand) sourire entre mes deux (petits) lobes d'oreilles.

A très vite, entre les gouttes!

*

*

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 10:45

Vous ne viendrez plus chez nous par hasard...

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 10:59

Quoi?!

6 mois sans publication?!!

Nippon, ni mauvais

Après un si long passage à vide et puisqu'il faut honorer cette fameuse rentrée, reprenons.

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Note avant lecture: si on clique sur les mots gras, il y a un lien. Normalement.

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Je ne sais plus dans quel magasine/journal local/ page Facebook/Twit/site internet/blog/ j’ai vu passer cette information : L’auteur Japonais Haruki Murakami entame ses romans sans connaitre l’histoire qu’il s’apprête à raconter. Il se lance, et hop!

Exercice de style ou manque d’inspiration, toujours est-il que ce monsieur enchaîne les succès.

(un krama en cadeau à celle ou celui qui m’enverra un livre de Murakami afin que je découvre ce talent).

Commencer un article de blog c’est un peu ça en général. On ne sait pas vraiment ce qu'on va dire.

Seule l’envie d’écrire vous pousse à ouvrir une page et tapoter votre qwerty (ou azerty selon les pays…). Mais écrire quoi ?

  • Sa vie d’expatriée à Phnom Penh entre bureau et bars branchés en passant par resto de rue, tours en moto, shopping au tout nouveau tout brillant centre commercial, weekend à la campagne et autres instants difficiles de total laisser aller ?

 

  • Expliquer la politique au Cambodge qui vous laisse aussi perplexe que le chauffeur de tuk tuk qui ne connait pas le nom du temple d’à côté…

 

  • Mentionner les inégalités sociales d’une capitale qui pousse aussi vite et mal qu’un champignon de Fukushima ?

 

  • Détailler la dizaine de nouveaux sujets qui passionnent désormais les décideurs locaux et les entrepreneurs étrangers (moi la première), à savoir l’enseignement & formation, le code du travail, les taxes, l’importation, le système bancaire et les assurances, le commerce, le tourisme, l’industrie, l’agriculture, et la technologie ?

 

Il faudrait pour cela, publier un article par jour et donc au choix me priver de l’after-work avec les copines ou de ma pause déjeuner. Ceux qui me connaissent comprendrons que ce blog restera bel et bien, et au mieux, un trimestriel..!

Le manque de temps ne justifie pas tout.

Témoigner de cette société en pleine évolution se révèle être en fait un véritable casse-tête chinois. Il n’existe pas un jour sans que ce que l’on croyait acquis s’envole. Pfffuiiit!

(comment écrit-on le bruit de l'envol?Vroooum?Flouum?)

Pas un jour sans une remise en question de ses valeurs politiques.

Notamment sur le rôle d'une Ambassade dans le développement du commerce extérieur de son pays. (Ceci mériterait un article entier...)

Pas un jour sans 1 tonne 8 de doutes sur la légitimité et sa présence au Cambodge, sur l’utilité ou non de son travail (du travail des Occidentaux en général, tous milieux confondus).

 

Prenons un exemple pour illustrer le casse/prise-de-tête.

Nippon, ni mauvais

Un jour de l'an 2014, je demande à ma collègue Khmer de faire une recherche pour un nouveau projet: lister les meilleurs restaurants de la ville qui possèdent un menu international food ou french food, c-a-d recenser la crème de la crème du resto de Phnom Penh.

«Dis-moi là où vont manger les riches Khmers amoureux de la France». Consigne claire, à mes yeux.

-O-O-

1 mois plus tard, cette collègue me donne, confiante, et presque souriante (car si le Khmer est de nature souriante, madame l'est rarement...) une liste de 15 restaurants dont :

1 fast-food

3 restaurants barbecue

1 de noddle soup

2 endroits connus des touristes

RIEN de «luxueux ».

Je n’ai rien dit.

Je n’ai pas compris.

Ou plutôt je me suis dit : laisse tomber l’affaire, tu lui as demandé une tache de «marketing », elle est secrétaire, ce n’est pas son domaine.

Ok...Oui, j'avoue. J'ai pensé: laisse tomber, elle n'est pas méchante, elle ne boit pas dans les flaques.

Quelques semaines après, la miss vient me présenter un livre de vocabulaire, type abécédaire, de Khmer-Japonais, qu’elle a réalisé et souhaite désormais commercialiser.

QU'ELLE A RÉALISÉ. Bip Bip Bip ALERTE

STUPEUR ET TREMBLEMENT.

Plus vulgairement, WTF ?! (maman, fait une recherche Google pour ces 3 lettres).

Pendant ses cours du soir de Japonais, elle s’est rendue compte que les étudiants n’avaient pas de manuel neuf. Elle a donc composé le sien, a trouvé un imprimeur, est allée au Ministère du..bouquin, pour demander une licence, a rencontré des commerçants, et me demandait donc à ce stade du projet de l’argent, un prêt, pour finaliser ses démarches.

En conclusion, elle a fait une étude de marché, de a à z.

J'avais les yeux comme ça 0-0 et la bouche ainsi O.

"Elle se moque donc du travail qu'on lui donne au bureau, elle se moque de..moi ?!"

Sincèrement, je ne pense pas.

Nous nous entendons bien et je sais qu’elle a passé du temps sur la liste des restaurants et qu'elle était motivée par cette tache qui sortait de l'ordinaire (cad de son pas-franchement-joyeux quotidien de factures & photocopies). (joies de la vie que je récupère car cette secrétaire ne travaille plus avec nous, pour des raisons X,Y,Z).

La consigne que je lui ai donné á l'époque n’était tout simplement PAS ADAPTÉE.

Riche Khmer = qui? pour une employée qui gagne 150 dollars/mois ?

Vont manger = quand? le midi, le soir avec clients ? le wkd en famille ?

International food = quel type? une soupe Vietnamienne? (ah ce cher Pho...)

Un restaurant oú l'on pourrait manger ça...par exemple....au hasard. (MANQUE MANQUE MANQUE)

Un restaurant oú l'on pourrait manger ça...par exemple....au hasard. (MANQUE MANQUE MANQUE)

L’inefficacité des Khmers dans des entreprises "multiculturelles" (et j’ose employer le mot d'inefficacité car j’ai des exemples, des tonnes de situations improbables via mes amis, de tous secteurs d'activités) aux côtés des barangs que nous sommes, n’est pas un problème de capacité, of course, (même si le problème de la formation est grand) mais bien de com-pré-hen-sion.

Le fossé entre les deux cultures est si large que chercher à le traverser avec des outils de management made in US ou Europe est un acte suicidaire !

On ne traverse pas ce long pont sans un minimum d’adaptabilité à ce qui nous attend en face.

La réponse serait donc : la théorie du cross cultural management !?!

Qui répond à : Comment gérer une équipe composée de plusieurs nationalités ? Comment assurer l’unité au sein des troupes et faire fonctionner une boite avec 5 chargés de projet Khmer, 1 directeur Allemand, 2 stagiaires Indiens et 4 employés Philippins ?

Réponse: Grâce à une potion magique à base de communication, de team-building, d’adaptabilité et de bonne dose de flexibilité des cadres. Hop!

Dans grands nombres de compagnies internationales (Intel par exemple..), la formule s’applique très bien et les résultats sont au rendez-vous. Vraiment.

Peut-on pour autant appliquer un modèle managérial fabriqué en Occident, qui fonctionne très bien là bas, ici en Asie, ici dans le pays le plus "difficile" d'Asie du Sud-Est ?

Un modèle conçu pour des employés habitués à des règles et des codes professionnels vieux comme le monde, leur monde, qui n'est pas le Cambodge...

Au lieu de fantasmer sur des discours de leadership* pourquoi en tant qu'étranger, ne pas passer 2 mois au côté d’un chef d’entreprise et ses managers, Khmers, les voir interagir avec leurs employés, Khmers, observer leurs méthodes, Khmers, et l’appliquer ensuite dans nos entreprises mixtes au Cambodge, en l’adaptant au besoin, à nous ? Hum ?

* (dernièrement á Phnom Penh est apparu une boite américaine qui apprend aux salariés à se comporter en vrai meneur d’équipe…Be a leader ! Oh yeah...)

Alors certes, le modèle Khmer est loin d’être parfait : faible productivité par tête, absentéisme, taux de rotation de l’emploi élevé,...

Et en terme moins barbares : une impression de gros n’importe quoi lorsqu’on se rend chez un fournisseur d’internet par exemple.

La scène? Des gens partout, 10 fois plus qu’il n’en faut, qui discutent, qui mangent,…Des gens qui n’ont pas besoin de Prozac® pour avoir la patate, bref, la grosse foire.

Sauf qu'en attendant, le réseau internet de Phnom Penh est au top du top, foire ou pas foire!

Mondialisation quand tu nous tiens.

Apres donc 2 ans dans ce pays (non consécutifs), je suis arrivée à la conclusion de ne plus chercher à comprendre, de ne pas chercher à obtenir ce que l’on a mal demandé, de ne pas chercher à tous prix à faire bouger les choses dans le sens qui nous semble logique.

Sans tomber dans le piège de la résignation - la fatalité étant déjà suffisamment présente dans la culture Khmer - et tout en continuant d'être des indignées - la simple leçon à retenir et enfin appliquer pour vivre de façon zen sur le Royaume serait finalement: la tolérance.

Wow!

2 ans pour réaliser que la tolérance apaise réellement les mœurs!

Quelle découverte...Champagne! euh..Angkor Beer, moy tièt!

Comme dit une amie en réponse à ceux qui demandent : Mais ? Pourquoi ils font ça ?

"Parce que.

C’est le Cambodge. Point barre. "

ប្រទេសកម្ពុជា

Alors encore une fois, faisons de la peine à Jean Marie, non ce ne sera jamais

« Le Cambodge, tu l’aimes ou tu le quittes » mais « Le Cambodge, tu l’acceptes ou tu le quittes ».

On tolère ou on ne tolère plus tout ce qui se passe ici ?

A méditer pour 2015...

PS: Je vous laisse, ce n'est pas que je n'aime pas papoter avec moi même, mais il est 12h30, le livreur de sushis est arrivé. Il fait 28 degrés dans mon bureau, ça va être tout chaud.

Autre PS : mes sincères excuses au Japon pour le titre. J'avale de suite une cuillère de wasabi en punition.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:59

...Ça défile et ça défile !

Paisiblement la plupart du temps, violemment quand la répression est trop présente.

Le Gouvernement tient bon, ne lâche rien. Le peuple non plus.

Depuis 2006 le pays subit des crises politiques régulières. Élections après élections, la corruption en place demeure, tout comme le sentiment général au sein de la population d'un grand RAS LE BOL.

http://www.europe1.fr/International/En-Thailande-la-crise-politique-s-eternise-1809843/

Les hôtels de Bangkok se vident depuis ce début 2014, le business n'est pas non plus au rendez-vous. La crise économique est installée malgré un taux de croissance encore élevé (comparé á la vieille Europe).

Le Nord traditionnel et les fameuses plages du Sud restent néanmoins très fréquentés des touristes Américains, Européens et surtout Asiatiques (Japon, Corée,..).

La Thaïlande résiste.

Elle espère se réveiller au plus vite de ses longues années de système politique véreux et pouvoir ainsi exposer á nouveau aux yeux de tous sa culture, si merveilleuse.

Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
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Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
Et pendant ce temps, á Bangkok...
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 04:18

Puisque rien ne rime avec "deux mille quatorze", nous pouvons TOUT espérer de cette année.

Comme par exemple des voyages mobiles ou immobiles, des nouvelles aventures professionnelles, des courts instants de joie, des longs moments de plaisirs, de la découverte, de la curiosité, en un mot de la vie, la vraie, la belle.

Et de la joie de vivre, il y en a une bonne dose chez ce groupe de petits loups Cambodgiens.

L’association Taramana http://www.taramana.org/gs/ propose des activités ludiques aux enfants des rues (au delà des projets classiques d’aide au développement). Ils avaient réalisé une parodie du kitchissime clip Gangnam Style. En voyant le résultat diffusé sur grand écran, les enfants ont tout naturellement éclaté de rire.

Parenthèse attendue : Le parrainage au Cambodge.

Avec 20 à 50 euros/mois, il est possible d’envoyer dans les pays les plus pauvres un enfant à l’école et de contribuer ainsi positivement à son future. Rien de nouveau. Des centaines d’associations sont en place pour assurer ce système, en Asie ou ailleurs, ce n'est malheureusement pas le problème de l’accès à l'éducation qui manque sur cette planète.

Il est possible également de participer á des projets plus collectifs et entreprenants, en établissant des contacts avec des associations locales et en se rendant sur place pour rencontrer les villages, tisser des liens. Ceci est une autre approche de la solidarité internationale et ne convient pas aux personnes qui ne peuvent se déplacer.

L’ONG Pour un Sourire d’Enfant, la première à avoir lancé des programmes d’assistance aux enfants des décharges de Phnom Penh (il y a bientôt 20 ans), applique une tout autre politique de parrainage : Aucun enfant n’est associé à un donneur en particulier, le parrainage n’est pas nominatif et s’intègre dans un budget collectif.

La démarche du don est évidemment moins attirante car il n’y aura pas cette relation amicale, familiale, de parrain-filleule. La raison de cette décision est pourtant simple et très intelligente : aucun faux espoir ne peut naître dans la tête de l’enfant. Non, il n’y a pas á l’autre bout de la planète une gentille personne blanche qui viendra un jour le chercher. Non, il ne sera pas adopté par un "barang" (français). Oui sa vie est ici, avec les autres enfants de l’association, où il est éduqué, soigné, nourris, puis formé à un métier pour contribuer ainsi au développement de SON pays et à son propre épanouissement.

Ce système évite aussi la jalousie entre les enfants: Certains bambins entretenaient des bonnes relations avec leur parrain (ou marraine, évidement), ils recevaient des lettres, des cadeaux, des photos, quand d’autres n’avaient aucune nouvelle.

A PSE, les enfants n'ont pas l'image d'un parrain protecteur mais reçoivent toute l’attention nécessaire de la part des équipes locales et ne perdent de toutes façons pas le contact avec leurs familles. Ils ne sont d’ailleurs pas hébergés au centre. Leur vie est á l’extérieur. L’ONG n’est qu’un (immense) support. Un tuteur.

Et le «parrain » finalement ? Un simple chéquier sur pattes ?

Non. Le donneur pourra tout simplement être satisfait lorsqu'il verra des images du Cambodge. Cet enfants Khmer sur France 5, cet autre qu'on aperçois sur Géo, ou ce jeune homme dans ce reportage au JT, j'ai peut être participé à sa scolarité!

Le don anonyme et collectif, on y pense en 2014?

Un millier de sourires dans nos cœurs, ne vaudra-t-il pas plus qu’un dessin signé sur nos frigos?

Autre projet lié á PSE. http://www.aide-village-enfants-cambodge.com/

Cambodge toujours, (et en même temps, je ne vois pas de quoi d’autre je pourrais vous parler), un festival très sympa se déroule en ce moment, le OUR CITY FESTIVAL. http://ourcityfestival.org/2014/ocfwebsite/ qui propose des films, des concerts, des spectacles de danses, du matin au soir, á travers la découverte ou redécouverte d’endroits insolites comme la maison coloniale Mansion (aux allures de maison hantée la nuit tombée) et le Building, incroyable lieu de vie malgré les apparences.

Lire le court article

http://lejournalducambodge.blogspot.com/2012/12/le-building-blanc.html

Note de cet article : "'c'est dans ce bâtiment que Rythy Panh tourna le célèbre film : "Le papier ne peut envelopper la braise".

Et c’est ce même Monsieur Rithy Panh qui est nominé aux..? Aux Oscars ! Oui Madame ! Pour son dernier film sur les Khmers Rouges: L’image manquante.

(photos non personnelles - ne trouve pas les auteurs...)
(photos non personnelles - ne trouve pas les auteurs...)

(photos non personnelles - ne trouve pas les auteurs...)

Mais ???

Cet article bric á brac de nouvelle année ne prendrait-il pas des allures de site promotionnel du Cambodge ?!

On la voit venir la fille qui balance des vidéos de gamins des rues tout mignons craquants, qui ne parle plus des événements politiques, ni des conflits-violents-dans-les-usines mais se permet une petite note culturelle!…Et puis quoi encore ? Une sublime vidéo du pays, hum ?!

Allez, on s'envole ensemble? C'est par ici:

http://laughingsquid.com/beautiful-aerial-footage-of-cambodia-shot-with-a-drone/

Joyeux 2014 á tous,

à bientôt au Cambodge, en France ou ailleurs.

Smiles & Love.

Tilma.

La phrase «politiquement correcte » du mois: « Nous? Nous faisons des assurances pour les pauvres. Parce que le pauvre aussi doit être assuré ».

Une vendeuse d'assurance, expatriée au Cambodge.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 06:44

Parce que l'on vient d'un pays où la revendication est encrée dans nos fondamentaux, parce que l'on vient d'un pays où à l'âge de 15 ans il était possible de traverser les villes au milieu d'un cortège de manifestants et de crier avec eux toutes nos envies de changement, parce que l'on vient de France, sans doute, s'intéresser à une manifestation dans les rues de Phnom Penh est une chose passionnante.

 

 

Parce que l'on est dans un pays où le lourd passé d'une guerre civile sanguinaire oppresse le quotidien des habitants, parce qu'il y a quelques années il était inimaginable de penser positivement au future et d'exprimer librement ses opinions politiques, parce que l'on est au Cambodge, assurément, s'intéresser à une manifestation dans les rues de Phnom Penh est une chose extra-ordinaire.

 

 

 

Plus de 20 000 personnes défilent dans les rues de la capitale depuis mercredi 23 Octobre 2013. Hommes en costards et hommes très modestes, femmes en vêtements traditionnels et jeunes filles en mini shorts, vieillards portants le krama et adolescents à la casquette mode in US, enfants assis derrière leurs père sur des motos, moto dop justement, par centaines, jeunes étudiants, retraités, gens des villes, gens des campagnes : tous réunis sous la même couleur, celle de l'opposition.

 

 

Plus qu'un mouvement politique, le mouvement construit par Sam Rainsy http://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Rainsy et porté par des milliers de Cambodgiens est la preuve poignante du changement de mentalités au sein du petit Royaume.

 

Le 1er Ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 1985, a remporté les dernières élections http://www.france24.com/fr/20130924-hun-sen-cambodge-rainsy-premier-ministre-malgre-crise-politique et promis d'être encore présent pour les 10 années à venir.

Le pense-t-il sincèrement?

 

 

Comment ne peut-il pas voir l'évolution en cours dans son pays et ce besoin frappant de renouveau au sein de la jeunesse tout comme que chez les personnes nées avant 1975 ?

Cette question est évidemment une fausse interrogation. Après presque 30 ans au pouvoir il est évident que la vision du chef de l'Etat soit floutée...

Le gouvernement en place devra pourtant retrouver rapidement toutes ses capacités et accepter les évolutions. Car si le pouvoir est aveugle, le pays lui est désormais bien visible: observateurs internationaux, ONG luttant pour les des droits de l'homme, réseaux sociaux (et milliers de smartphones), touristes, investisseurs étrangers, rien ne peut désormais échapper au reste du monde. C'est d'ailleurs pourquoi l'on craint de moins en moins, ou l'on n'envisage en tous cas pas, un recours à la force d'Hun Sen et ses troupes pour calmer les actuelles revendications: Le besoin des investissements étrangers pour soutenir l'économie capitaliste récemment ouverte du pays http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/19/97002-20120319FILWWW00398-le-cambodge-se-tourne-vers-la-bourse.php contraint le Gouvernement à donner de plus en plus de place à la liberté d'expressions, à la liberté des individus, en un mot, à la démocratie.

Hun Sen le jeune communiste combattant de la première heure contre cette république pro américaine de Lon Nol, Hun Sen le partisan du régime Khmer Rouge qui abolit la monnaie et toute forme de capitalisme, Hun Sen le chef du Parti du Peuple Cambodgien (anciennement Parti Révolutionnaire du Peuple du Kampuchea), Hun Sen le chef de l'Etat, se retrouve en 2013 piégé par les conséquences d'un libéralisme économique qu'il soutient activement. Ainsi vont les hommes et leurs contradictions.

 

 

Toute à l'heure en arrivant tranquillement à pied au travail, quelques policiers au coin de la rue mettaient en place des barrières rouges et blanches et les habitants du quartier commençaient à se réunir le long des trottoirs. Le cortège des manifestants passerait donc dans cette rue!

Le temps de poser mon sac à dos au bureau et de chercher désespérément un appareil photo, en vain, me voici dix minutes plus tard postée sous un arbre aux côtés d'autres curieux, devant ce ruban sans fin de marcheurs souriants, répétant les slogans lancés par quelques tuk tuk hauts-parleurs.

L'émotion fut très forte face à cette foule un peu éparse, calme; et plus dure encore à contenir face à ce petit garçon de 2 ans à peine, passant tranquillement avec un bandeau orange sur la tête, accompagné du regard si fier de son père et des rires heureux des témoins de la scène.

Je n'approuve pas « l'utilisation » des enfants pour une revendication (d'autant qu'il peut y avoir des actes et des propos violents) mais cet enfant, qui a certainement du faire ses premiers pas au moment même des élections responsables de ce mouvement protestataire, représentait à lui seul une page d'histoire du Cambodge. Quel symbole !

 

Impossible de retrouver la source mais il y a quelques mois, des images du Cambodge des années 1960, des images donc d'un Cambodge moderne et paisible, ont été diffusées à la télévision. Ce fut apparemment un véritable choc pour les personnes nées après le régime des Khmers Rouges, pour la jeunesse du pays.

Et c'est certainement l'un des nombreux facteurs de cette volonté de changement, de ce désir, enfin exprimé, d'aller à l'encontre de la fatalité :

Non, le Cambodge n'a pas toujours été un pays pauvre et courbé sous le poids du passé. Oui, les milliers de jeunes Cambodgiens peuvent et doivent espérer retrouver ce beau pays qu'ils n'ont pas connu.

« Prendre en main son destin » ne peut pas avoir plus de sens et de force que dans ce pays où la religion et les traditions Bouddhistes contraignent le plus souvent les individus à accepter leur vie et celles des autres, telles qu'elles sont.

Ainsi par son lointain passé et sa situation au cours des dernières années, le peuple Khmer a été vu comme un peuple résigné.

Ce matin pourtant devant moi il y avait un peuple indigné.

 

Durant ces trente belles minutes d'observation, je n'ai cessé de repenser à cette question sociologique abordée un jour (un jour où j'étais en cours...) à l'université de Lyon:

« qu'est-ce qui pousse un individu à se rendre à une manifestation sachant que sa participation, sa présence, n'influencera en rien la revendication dans son ensemble ? » Je ramasse les copies dans 4h.

Plus sérieusement, la question de "avec ou sans toi, la manifestation se fera", s'explique par le sentiment d'appartenir à un mouvement, à un changement, le sentiment d'en être acteur donc l'envie d'y participer.

Et aujourd'hui au Cambodge, ce qui pousse les personnes à défiler, à aller de l'avant physiquement et intérieurement, c'est peut être plus qu'un sentiment d'appartenance à un mouvement : Ne serait-ce pas une prise de conscience des Khmers de n'être plus des sujets d'un royaume mais bel et bien des citoyens, avec des devoirs, et des droits ?

 

Quelque soit la réponse et quelque soit le résultat, c'est beau une société qui avance.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 13:54

Retour au calme à Phnom Penh,

c'est "Pchoum Ben"!

C'est parti pour 4 jours fériés pour célébrer "la fête des ancêtres".

Beaucoup de Cambodgiens sont rentrés en province auprès de leurs familles et les étrangers profitent de ces congés pour visiter le pays.

Et si on re-découvrait plutôt la capitale, enfin paisible?

Photos et récits de ces balades en cours et prévues, à venir !

Sous le même angle, sans la foule cette fois ci. 27/09/2013

Une heure agréable dans un bistro Khmer, autour d'un café glacé, en attendant que la pluie cesse. 03/10/2013. 14h

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 16:59

Suite aux élections du début du mois et les protestations des partisans de l'opposition (contre le résultat annoncé favorable au 1er Ministre Hun Sen), les forces de l'ordre de Phnom Penh bloquent chaque jour les accès principaux sur le Palais Royal ou autres lieux politiques clés.

Barrières et gardes plus ou moins armées attirent les regards des passants, qui ne passent plus. D'ailleurs il ne se passe plus rien depuis la dernière manifestation (mortelle: http://www.cambodge-post.com/a-phnom-penh-un-mort-et-plusieurs-blesses-en-marge-de-la-manifestation-de-lopposition/) mais en cas de nouveaux "débordements", tout est prêt.

Plus d'info sur la journée du 23: http://www.cambodge-post.com/

En attendant, cet événement donne à la ville un air étrange, d'attente.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:59

Welcome back.

Bienvenue à Phnom Penh, votre trajet jusqu'au centre de la ville se fera en 4x4 au côté de votre boss, conduit par un chauffeur. Merci de nous laisser vos bagages, nous les porterons pour vous jusqu'à votre chambre. Regarder par la vitre cette ville by night, vous n'allez pas reconnaître beaucoup de choses, normal, il pleut et la vitre est sombre.

Ah! Il est loin le temps de l'arrivée en tuk tuk jusqu'à la guest house à 5 dollars perdue dans les quartiers populaires.

[Si on passait au "je" ? )

Je suis depuis mon arrivée hier soir (20 Septembre) logée sur le Quai Sisowath, au nom détournée de « River Side ». Entourée par les terrasses pleines de gringos assoiffés de bières et d'exotisme ; enfermée dans une chambre d'hôtel trop grande et trop belle pour une seule personne alors qu'au dehors, comme toujours, dorment des dizaines de familles ; je ne réalise rien. Je suis profondément perdue. "Lost in transition"!

Je vais m'allonger sur cet immense lit et même sous la couette puisque la chambre est climatisée. Chaleur ignoble où es-tu?!

Je vais dormir, 15h ou plus, en oubliant le bruit environnant. Pas le bruit de la ville et des véhicules. Non. Le bruit des clients Chinois (ou Vietnamien ? Difficile de reconnaître une langue pour celui qui ne la parle pas) qui rentrent trop tard et trop saouls. Et des voix trop fortes anglaises, aussi, suivit de non moins discrets "Chsssssut!".

Les premières heures au Cambodge se terminent et le seul cafard rencontré est le mien.

Evolution: transformation progressive / synonyme: changement / angl: "development"

Once upon a time...ou deux!

Trois ans après avoir quitté le Cambodge, me voici donc de retour sur la région du Mékong pour une nouvelle vie. Qui dit nouvelle vie dit nouveau quotidien, nouvelles habitudes, nouveaux endroits.

Qui dit nouvelle vie dans un lieu où vous avez déjà vécu dit drôle de sensations.

Je suis aux yeux de tous une touriste parmi d'autres cherchant un endroit où manger ou un tuk tuk pour me conduire au musée le plus proche...

Sentiment si spécial que de se sentir étrangère dans un endroit qui ne l'est pas !

Ce retour sera en plus « compliqué » par un fait simple et évident (et attendu) :

les choses changent, évoluent...Moi la première, Phnom Penh ex-aequo ?

Evolution: transformation progressive / synonyme: changement / angl: "development"

Qui a le plus changé ? (Notes du soir, espoir.)

  • Les déchets des rues de Phnom Penh ne sont plus seulement les ressources de milliers de Khmers vivant avec moins d'un dollar par jour. Sachets plastique et épluchures puantes sont devenues le terreau d'immeubles en construction où s'implanteront banques et investisseurs non Khmer pour la majeur partie.

Les grues et chantiers font le décor triste mais optimiste de cette ville en plein développement. Seront-ils un jour terminés ? Combien de bureaux seront occupés par des salariés locaux et internationaux ? La vitrine sera belle et moderne, seul l'intérieur de ces murs est encore incertain.

Affaire(s) à suivre...

  • Tuk Tuk et moto dop jouent les rebelles de la circulation en se faufilant sauvagement entre les voitures, si nombreuses et diverses. Si la promenade en moto prenait en 2010 un air d'attraction et de liberté, elle est aujourd'hui un défi de self contrôle ou lâcher prise pour le barang le relevant. Avenues détournées, coupées, barrières posées sur ces immenses boulevards à quatre voix, policiers plus nombreux, tout est mis en place pour réguler ce trafic incroyable.

Mais Phnom Penh ne se régule pas. Phnom Penh s'adapte à ce qui l'entoure, tant mal que bien. L'agent au milieu du carrefour, sifflet à la bouche et bras levé, ne sert pas plus que son panneau « interdiction » !

  • Au marché Tuol Topong je retrouve enfin mes repères. Enfin ! ! !

Les odeurs fortes des plats préparés sur les chariots et les restes de ces repas, mêlées au gasoil, pot d'échappement, et pluie fraîchement tombée me replongent soudain dans le passé.

Vivre au Cambodge me paraît tellement fou et pourtant je retrouve ces gestes, ces sons, ces paroles en quelques secondes...slalom à pieds entre les véhicules, « no thanks / até » à chaque proposition de tuk tuk, rire moqueur devant un touriste payant cinq dollars un krama n'en valant pas plus d'un, jus de mangue dégusté sur une calme terrasse, perturbée en 2 secondes par les klaxons des motos et annonces de vendeurs ambulant "noum pannnnnnn, noum pannnnnnn, noum pannnnnnnn"....

Si tout change, bouge, évolue, se transforme se développe, Phnom Penh est restée "un beau bordel qui glisse" (c. Léa), et pour longtemps encore.

On le lui souhaiterait presque...

Evolution: transformation progressive / synonyme: changement / angl: "development"
Evolution: transformation progressive / synonyme: changement / angl: "development"
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 15:47

"Ah non, ça jamais! Faire l'expat en Asie du Sud Est, tu sais, c'est pas mon idéal de vie. Je serais trop mal à l'aise de travailler dans un pays si pauvre. Franchement, ce sont tous des hypocrites à vouloir s'installer loin de la France parce qu'ailleurs c'est mieux et plus facile et ceci et cela...Sauf qu'ils ne s'adaptent pas au pays d'accueil les expatriés, non! ils profitent des bonnes choses, c'est tout".

Mots répétés et re répétés entre Août 2010 et Mai 2013, quelque part entre la France et le Mexique, par quelqu'un qui au 20 Septembre 2013 aura son derrière à nouveau posé dans un tuk tuk sillonnant les rues de Phnom Penh, pour se rendre cette fois-ci à son travail.

Moralité: ne jamais dire jamais.

Rendez-vous sur ce blog dès Octobre pour quelques photos et récits du Mékong, volume 2 !
D'ici là, bonne rentrée à tous,
sous le soleil exactement.

Repartir vivre au Cambodge?
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